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Toute la gauche unie contre la taxation des accidentés du travail

Des représentants des principaux partis de gauche (PS, Verts, PCF, Parti de gauche, NPA, LO) ont tenu mardi soir un « meeting unitaire » pour exiger le retrait du texte de loi sur la taxation des accidentés du travail, affichant leur capacité à « se rassembler sur l’essentiel ».

Les porte-parole du PS, Benoît Hamon, et du NPA, Olivier Besancenot, ont mis de côté leurs divergences pour se retrouver à la même tribune, lors de cette réunion tenue devant près de 300 personnes, dans une salle municipale parisienne.

« Cela montre qu’on se rassemble sur l’essentiel. J’espère qu’on passera un jour du rassemblement sur la contestation et la résistance à un rassemblement sur les projets », a déclaré M. Hamon, déplorant que la droite « taille régulièrement des croupières à la gauche ».

La taxation des indemnités des accidentés du travail est « une mesure d’une injustice la plus totale », a souligné le responsable socialiste, en rappelant que 46.000 personnes étaient victimes d’une invalidité permanente par an.

La fiscalisation de ces indemnités, qui vise à rapporter 150 millions d’euros par an, a été adoptée le 13 novembre à l’Assemblée nationale à l’initiative de l’UMP. Cette mesure, qui s’applique aux indemnités versées à compter de 2010, doit encore être votée au Sénat pour entrer en vigueur.

« Nous menons une bataille unitaire, au-delà des désaccords des uns et des autres. Il faut résister pour que cette sale mesure ne passe pas », a expliqué M. Besancenot.

« 150 millions, c’est rien par rapport aux 700 millions du bouclier fiscal qui ne bénéficie qu’aux plus riches », a-t-il lancé, dénonçant une « négation révoltante de la pénibilité du travail » et une « vraie mesure de classe ».

Le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a fustigé un « projet aberrant et mesquin ». « C’est un petit moment de bonheur de se retrouver tous ensemble pour défendre une cause comme celle-là », a-t-il ajouté.

Représentant la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot, Alain Lipietz a estimé que la gauche était « unie pour dénoncer une formidable poussée de la surexploitation », tandis que Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, a appelé de ses voeux « une explosion sociale ».

Comme quoi, l’union de toutes les gauches est possible …

Sources : AFP

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La France en libertés surveillées !

la-france-en-liberte-surveilleeAu moment où la France traverse une (très) grave crise économique et sociale, elle subit également un terrible recul des libertés publiques. Droits collectifs et individuels sont un à un remis en cause. Le Parti socialiste, qui refuse cette situation, reprend aujourd’hui l’initiative en proposant à chaque militant et chaque citoyen de se réapproprier ce combat.

Vous pouvez télécharger gratuitement ce livre en cliquant ici, ou consulter un blog dédié en cliquant . Une grande journée sur ce thème, qui réunira  entre autres des acteurs associatifs, des militants, des élus et des artistes est d’ores et déjà prévue le 22 mars prochain au Zénith de Paris.

Au-délà des positions partisanes habituelles (et normales, en démocratie), j’invite l’ensemble des Républicains, qu’ils soient de gauche, du centre ou de droite, à se faire une idée plus précise de la situation des libertés publiques dans notre pays en consultant ce livre.

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Prendre date

liberte-egalite-fraternite-tympanum-church-saint-pancrace-aups-var« En ce début d’année 2009, et à quelques semaines des élections européennes, il convient pour l’ensemble des forces de gauche, et notamment au sein du Parti socialiste, de prendre date. La situation de notre pays, en termes de gouvernance et d’orientations idéologiques, est en effet inquiétante. Les attaques contre nos acquis sociaux et sociétaux sont de plus en plus nombreux et de plus en plus vifs, allant jusqu’à remettre en cause les fondements même de notre nation, à savoir l’héritage des Lumières et de la Révolution. Il ne peut s’agir d’un hasard tant ces attaques semblent convergentes, réfléchies et simultanées, notamment dans les domaines de la laïcité, de la liberté d’expression ou de l’éducation. Pendant que le gouvernement de la France, sensé agir au nom du Peuple et pour le Peuple, est en passe de s’inféoder volontairement et presque entièrement à des intérêts tiers, certains camarades, au sein du principal parti d’opposition et d’alternance qu’est le Parti socialiste, ne s’y opposent trop souvent que du bout des lèvres, semblant hésiter à troubler le silence gêné qui précède la mise à mort de notre modèle républicain.

« (…) Nicolas Sarkozy en affirmant la supériorité de l’engagement du prêtre, « par la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance », outre qu’il fait l’éloge du kamikaze, outre qu’il ignore l’engagement et l’espérance que les enseignants sont souvent seuls à incarner et entretenir dans les quartiers les plus difficiles, il dilapide l’héritage des Lumières et escamote l’aspiration de la République à présider l’émancipation et la destinée des hommes. »

Benoît Hamon, député européen du PS, janvier 2008

laicite2Du très explicite et désormais célèbre discours de Latran aux sorties non pas hasardeuses mais ô combien réfléchies de certains collaborateurs du premier cercle du pouvoir sur le « non-problème » que représenteraient les sectes dans notre pays, en passant par la création, dans le cadre du « plan espoirs banlieues », d’un fond spécifique destiné à favoriser l’implantation d’établissements privés confessionnels dans les quartiers sensibles ou par la diminution annoncée des montants affectés aux associations dans le cadre du planning familial ou de l’enseignement public, il est aisé de constater que c’est bien notre modèle laïque français, issu d’un compromis unique au monde entre sphère publique et sphère privée, qui garantie la liberté de conscience de chacun et qui est acté dans la loi du 9 décembre 1905, qui est visé. Ces attaques, dont la virulence augmentent à mesure que le quinquennat avance, émanent de forces dont les intérêts pourraient paraître divergents mais qui ont en commun la volonté de revenir, ou de faire perdurer, un ordre ancien et de limiter, autant que faire se peut, toutes formes de contestations sociales, et ce même si elles sont légitimes. Ne peut s’opposer clairement et systématiquement à cette remise en cause de la laïcité reviendrait à être complice de ces attaques.

« (…) Il est temps, mes chers collègues, que se réunisse un G20 du Net qui décide de réguler ce mode de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde. (…) »

Frédéric Lefebvre, député des Hauts-de-Seine et porte-parole de   l’UMP, décembre 2008

liberte-dexpressionLa liberté d’expression et d’opposition est, elle aussi, mise en cause actuellement. En France, sur ce plan là également, nous avions trouvé un point de compromis entre une situation états-unienne de liberté presque totale et parfois malsaine (du fait du 1er amendement de la constitution) et un contrôle trop strict qui ferait perdre à notre pays ses vertus démocratiques. La possibilité récente offerte au chef de l’exécutif de nommer le président et de mieux contrôler les recettes de France télévisions, le contrôle statutaire et idéologique du Conseil supérieur de l’audiovisuel par pouvoir en place, les multiples convergences d’intérêt entre certains propriétaires de groupes de presse, certains journalistes et ledit pouvoir, tout cela contribue à l’aggravation de cette remise en cause. Parallèlement à ce contrôle factuel, on peut constater depuis quelques mois – ou quelques années – une volonté certaine de mettre au pas les maigres contre-pouvoirs qui subsistent. Par des attaques ciblées et répétées, usant tantôt de la moquerie, tantôt de la menaces, tantôt de la rumeur ou de l’insinuation, ces partisans de la liberté d’expression qui marche au pas ne manquent pas une occasion de dévaloriser ou d’attaquer plus frontalement encore, qui des sites internet d’information et d’investigation encore indépendants, qui des journalistes dignes de leur carte de presse, qui des animateurs de télévision (un peu) trop probes. Outre notre capacité à nous exprimer librement, ces mêmes méthodes, alliant un contrôle étatique renforcé et partisan, beaucoup de communication, des menaces sous-jacentes et un peu de copinage, sont en train de mettre à mal l’indépendance de notre justice, la qualité de notre enseignement public, les droits syndicaux, associatifs et la légitimité des élus du Peuple de tous bords que sont les parlementaires, les conseillers régionaux et généraux et les élus municipaux. Sur ces sujets-là aussi j’estime que nous devrions être plus audibles, plus unis et plus clairs dans notre opposition.

La situation n’a pas toujours été parfaite en France, même sous la Vème République, loin de là, mais force est de constater que notre République, laïque, une et indivisible, et la liberté de nos concitoyens, ont rarement été menacés de la sorte en période de paix. Alors que la part de la richesse créée consacrée aux salaires, à l’impôt et à la solidarité diminue d’année en année, que celle consacrée à la rémunération du capital augmente, alors que notre système financier basé sur un libre-échange généralisé et incontrôlé nous montre ses carences et ses limites, alors que le chômage augmente, comment expliquer que Nicolas Sarkozy, son gouvernement et ses alliés intéressés travaillent davantage à limiter les libertés individuelles et collectives, à mettre à mal la laïcité et à, encore et toujours, privilégier le pouvoir de l’argent plutôt qu’au bonheur du plus grand nombre de leurs compatriotes dans une démocratie juste et équitable ?

Et, surtout, comment expliquer la complicité parfois active de certains de nos camarades. Cuba attendra, Monsieur Lang : il est plus que temps de prendre date et de s’opposer, vraiment, tant que nous le pouvons encore … »

Pascal Hassenforder

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