Archives de Tag: Parti de gauche

Encore une journée de mobilisation réussie !

A Vesoul, Belfort et ailleurs, pour la quatrième fois depuis le début du mois de septembre, des millions de Français sont descendus dans la rue pour exprimer leur refus de la soit-disant “réforme” des retraites de Woerth et Sarkozy.

Aujourd’hui la mobilisation a encore une fois été au rendez-vous et nous étions plus de 3,5 millions à manifester à travers toute la France. Même le gouvernement a été forcé de reconnaître que le nombre de manifestants était nettement plus important que le 23 septembre dernier. Mais même s’il admet l’augmentation, le gouvernement n’hésite pas à donner des estimations honteuses en annonçant seulement 1 230 000 manifestants. Leurs basses manoeuvres ne parviendront cependant pas à nous tromper.

Les Français sont aujourd’hui en majorité hostiles au projet du gouvernement et sont prêts à se battre jusqu’à l’obtention de son retrait. D’ailleurs, même au sein du ministère de l’intérieur, des voix s’élèvent pour critiquer les chiffres annoncés par la police. A Marseille, le syndicat SGP Police, syndicat majoritaire dans la profession, a dénoncé la direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône qui « s’épuise à dévaloriser le nombre des manifestants alors même que la mobilisation s’amplifie. »

Il ne faut pas s’y tromper : le mouvement ne cesse de grandir. La diversité des cortèges d’aujourd’hui l’a démontré. Salariés du public et salariés du privé ont défilé côte à côte. Ils étaient également accompagnés des lycéens et étudiants qui sont de plus en plus nombreux à se mobiliser et leur présence ne peut que renforcer l’élan du mouvement. Dans les cortèges, il était aussi possible de voir des retraités venus défendre les générations plus jeunes. Bref, la question des retraites est un véritable enjeu de société, un enjeu qui nous concerne toutes et tous.

Pourtant le gouvernement s’obstine à dénigrer le peuple français en refusant de l’écouter. Son seul but et d’appliquer coûte que coûte le projet du MEDEF. Pour cela il est prêt à tout, même aux plus gros mensonges. Durant les débats à l’Assemblée nationale, le ministre Woerth et les députés de la majorité se sont relayés pour affirmer sans cesse les mêmes mensonges sur la pénibilité ou sur la situation des femmes. C’est maintenant au Sénat que les mensonges continuent en nous faisons croire que des avancés ont été apportées dans le projet de loi sur les retraites. Pourtant le report de l’âge légal de 60 à 62 ans, le recul à 67 ans de la retraite sans décote ou l’allongement de la durée de cotisation sont des mesures totalement injustes, en particuliers pour celles et ceux qui sont déjà les plus fragilisés.

Face à un gouvernement aux abois, un sursaut démocratique est plus que jamais nécessaire. Aujourd’hui et demain, des Assemblées générales sont organisées dans de nombreuses entreprises pour décider de la suite du mouvement. En restant unis, nous avons les moyens de faire reculer Woerth et Sarkozy et de gagner le combat pour la retraite à 60 ans.

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Jean-Luc Mélenchon : « élever le regard »

Cette vidéo, enregistrée fin août dernier sur le campus universitaire de
Saint-Martin-d’Hères (Isère), permet de revivre dans son intégralité le très bon discours de clôture de Jean-Luc Mélenchon lors de l’université d’été du Parti de Gauche . Elle nous permet également d’élever le regard sur notre présent et notre futur …


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Argentine, … Grèce, … France ? Souvenirs d’une plongée dans la crise, par Raquel Garrido

« Alors que la Grèce vient d’être jetée – par le F.M.I. et par ses voisins, les pays « amis » de l’Union européenne – dans un plan de rigueur ultra drastique, je ne peux m’empêcher de me souvenir de mon voyage en Argentine du mois d’avril 2002.

En décembre 2001, les Argentins avaient vécu 3 jours de folie à la suite d’une crise de stabilité économique aggravée par une fuite soudaine des capitaux. Des manifestations monstres ont spontanément vu le jour, violemment réprimées par les forces de l’ordre. Il y a eu des morts. Le gouvernement n’en est pas sorti vivant non plus puisque le président a dû démissionner, et quelques jours après son successeur a été forcé de démissionner aussi.

Je suis allée à Buenos Aires 3 mois après, car à l’époque l’Union européenne négociait un accord d’association avec le Mercosur et une ronde de négociations avait lieu en Argentine. En tant que spécialiste des accords de commerce, je représentais mon syndicat avec une délégation internationale de responsables syndicaux.

La première chose qui m’a frappée fut le fait que certains dirigeants syndicaux – les gros bonnets de la CGT Argentine – ne pouvaient pas sortir dans la rue sans protection. Un autre ami, député socialiste et pourtant dirigeant de la C.T.A., syndicat qui avait activement participé aux mobilisations de décembre, avait enlevé tout signe de reconnaissance parlementaire de sa voiture. En effet, tous, les élus, sans distinction de parti, couraient le risque de se faire insulter, caillasser, brutaliser par les gens.

Dans les rues de Buenos Aires, régnait une sorte de fièvre, une tension inhabituelle. Les banques s’étaient emmurées, et sur les planches en bois on lisait insultes et revendications. Dans certaines banques, des groupes composés surtout de femmes de la classe moyenne avaient pris possession des lieux. Il fallait le voir pour le croire.

Je suis active dans la vie militante et citoyenne depuis que je suis au lycée. La colère, je l’ai ressentie, je l’ai vue chez les jeunes, les étudiants, les ouvriers en grève. Mais la colère telle qu’elle s’exprime dans le regard d’une personne de la classe moyenne, qui a toujours été du côté du système, qui y croyait, qui en bénéficiait tant bien que mal, et qui se retrouve du jour au lendemain sans rien … ça, je ne l’avais jamais vu.

J’y ai repensé l’autre jour en voyant les images, à la télé, d’une femme vendéenne à qui on avait annoncé la destruction prochaine de sa maison. À l’annonce de la zone noire, c’est la fureur noire qu’on pouvait lire dans ses yeux.

Je me dis maintenant que la prochaine fois que je reverrai ce regard, ce ne sera pas en Amérique latine. Ce sera ici, chez nous. Du fait de la spéculation, les « markets makers » (en anglais, les faiseurs de marché), et en particulier les agences de notation, ont décrété que la dette de la Grèce était insoutenable. En réalité, il n’en est rien. La capacité d’endettement d’un pays dépend de sa capacité de produire des richesses à long terme, et cela dépend à son tour de choses concrètes comme le nombre d’habitants, le niveau d’éducation général, la qualité des réseaux de transport, de télécommunication, l’étendue de l’infrastructure industrielle, l’existence d’une justice fiable et de fonctionnaires incorruptibles … bref, de plein de choses mais pas de l’avis des agences de notation.

La dette de la Grèce n’avait donc rien d’extraordinaire, mais vu que la « note » a quand même baissé, et vu que les banques s’alignent sur cette note, l’argent dont a besoin l’État grec pour vivre au quotidien est devenu de plus en plus cher et finalement la source s’est tarie. C’est exactement ce qu’il s’est passé en Argentine en 2001. Nous connaissons donc la suite. Face à une situation de manque de liquidités et de cessation de paiements, le gouvernement ne peut que décréter un « corralito ». Littéralement « petit enclos », il s’agit d’une interdiction pour les épargnants de sortir leur argent. C’est à ce moment-là, en général, que l’on entend le peuple crier « Que se vayan todos » (« Qu’ils partent tous »). C’est arrivé aux Argentins, cela arrivera aux Grecs, et ensuite ? Les banques françaises détiennent la principale part de la dette grecque. Si j’étais vous, j’irais prendre mes économies à la banque et les enfouirais sous mon matelas. »

Raquel Garrido,
Secrétaire Nationale du Parti de Gauche

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Jean-Luc Mélenchon : « le 24 juin, tous dans la rue ! Au nom de la dignité ! »

« Je m’adresse à tous ceux qui hésitent : le 24 juin, tous dans la rue ! Au nom de la dignité ! Pour montrer, et d’abord à soi-même, que nous ne sommes pas devenus un peuple d’animaux que ses maîtres tondent sans qu’il regimbe ! Par fidélité aux combats des anciens qui se sont crevés la peau pour ce droit. Et pour leur foutre la peur du siècle, aux autres, à ceux qui ont décidé de nous faire ça ! Il nous faut être plus nombreux que les gouttes d’eau dans la pluie le 24 juin. Que tout le monde jusqu’au bout de l’Europe nous entendent crier ! On criera pour ceux qui peuvent pas, ou qui ne peuvent plus ! (…)

Jour de cendres. Bien sûr la bataille n’est pas finie. On va se taper. Le 24 juin c’est crucial. Mais quand même, ils ont osé ! Faut-il qu’ils se sentent forts ! Ne perdez pas de vue que c’est la première fois qu’on rembobine le fil d’une conquête sociale de cette ampleur dans ce pays. La retraite à soixante ans c’est plus qu’un acquis social. Davantage que des années de manifestations, pétitions, votes et cortèges syndicaux depuis 1910. C’était alors la première loi sur le sujet organisant une retraite à soixante cinq ans. La victoire du passage à soixante ans ce fut en 1983, avec le programme commun de gouvernement de François Mitterrand et Georges Marchais ! C’est une façon de vivre en société. C’est fini. Les libéraux ont décrété la fin des jours heureux. Nicolas Sarkozy l’a fait ! Pour rien ! Car rien ne sera réglé par cette réforme qui prétend tout arranger. Notez que Fillon, en 2003, aussi prétendait avoir tout réglé sur le sujet! Et d’abord on se demande d’où sort cette nouvelle date butoir : 2018 ! C’est nouveau ! Le débat s’organisait parfois sur la date invoquée par le Conseil d’orientation des retraites : 2050 ! Et d’autres fois c’était sur les annonces et références du gouvernement lui-même : « 2020 ou 2030 ». J’avais ironisé (…) à propos de ces dix ans d’écart dans les prévisions. D’ailleurs le plan Fillon de 2003, avait été calculé pour 2020 ! Voila un  nouveau calendrier ! Il faut recommencer tous les comptes et comparaisons. Ca doit être étudié pour, je suppose. Car depuis le début la méthode de communication est très importante dans le déploiement du gouvernement! Des annonces à petite dose pour que les gens s’habituent, des effets de pipeau. Tout ça pour endormir. En tous cas une première évaluation montre que rien n’est vraiment réglé dans cette affaire. Sans le siphonage du fond de réserve des retraites créé par Jospin, les comptes ne seront pas à l’équilibre après 2018. Mais le système sera alors tellement mal en point tellement peu attractif que la capitalisation aura tout l’espace. Quelle erreur ce serait. Tenez : encore aujourd’hui la preuve est faite avec l’affaire de la marée noire ! J’espère que vous connaissez le rapport entre ces deux questions. Sinon le voici : 17 % des revenus des fonds de pensions anglais sont constitués par les dividendes de BP. Les retraités anglais vont trinquer à cause des mouettes en Louisiane !

Mais ce qui est certain, c’est que ça va faire mal à ceux sur qui ça s’abat. L’injustice est totale. 90 % des efforts seront fournis par les travailleurs. Mais  le capital et les hauts revenus ne règleront que 10 % de la facture. C’est-à-dire  seulement 4 milliards d’euros sur les 42 milliards à faire cracher à l’horizon 2018. Pour se faire une idée sérieuse de ce que représentent ces quatre milliard « d’efforts » il faut se souvenir que la droite au pouvoir depuis 2002 a déjà donné 30 milliards d’euros par an de baisses d’impôts aux plus riches ! L’injustice sociale est donc consacrée reine en France par le président Sarkozy! Faisons le bilan rapide. Pour avoir une retraite à taux plein  à 62 ans, il faudra avoir travaillé sans interruption depuis l’âge de 19 ans et demi ! Ceux qui n’auront pas le nombre de trimestres cotisés suffisant touchaient quand même leur retraite à taux plein à partir de 65 ans. Ce n’était déjà pas génial. Maintenant ce sera 67 ans !

Quand aux mesures prises pour tenir compte de la pénibilité du travail c’est la honte totale. On se souvient que les syndicats acceptaient d’en discuter à condition que l’évaluation de cette fameuse pénibilité si particulière soit faite par métier c’est-à-dire collectivement. Le Medef ne voulait rien savoir. Il voulait une évaluation individuelle. Nous objections que cela revenait à constater les dégâts au lieu de les prévenir. Mais jamais nous aurions pensé que le gouvernement se moquerait du monde de cette façon ! Oui c’est bien en constatant les dégâts que cette pénibilité sera reconnue. Ces travailleurs qui pourront partir plus tôt seront en effet choisis « individuellement » parmi … les invalides et victimes d’accidents du travail ! Grand foutage de gueule. Et c’est à peine si 10 000 salariés pourraient ainsi partir avant 62 ans ! Mais la encore tout est dans la manière de faire. Se moquer du monde comme ça c’est l’équivalent d’un coup sur la tête !

Les fonctionnaires, eux vont se faire détrousser : ils vont cotiser « comme le privé ». Gros argument destiné à provoquer des jalousies et rivalités en montrant du doigt ceux qui se gobergeraient sur le dos des autres. Rappelons que les deux caisses de retraites n’ont rien à voir. L’augmentation des cotisations ne fait pas rentrer un sous de plus dans la caisse du privé. Ni dans celle du public non plus d’ailleurs. 

Vous pouvez lire la suite de ce long mais très intéressant billet sur le blog de Jean-Luc Mélenchon en cliquant ici.

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Changement de cap

« Ce petit mot pour vous dire que ma lettre de démission du PS, et donc du Secrétariat et du Conseil fédéral, est partie en début de semaine. Je ne suis plus non plus, donc, mandataire de la motion C de Benoît Hamon en Haute-Saône.

Cette démission est principalement due au constat d’une conception différente d’avec la majorité des militants et, surtout, d’avec les décideurs du PS sur que ce j’estime être bon pour notre société, pour notre République et pour notre capacité de vivre ensemble, dans un pays et une Europe plus justes socialement.

Je pars sans haine ni rancune aucune malgré, entre autres, les difficultés liées à l’élaboration de la liste pour les Régionales de ce début d’année. Je laisse au PS des camarades de qualité qui, je l’espère, resteront des amis. J’espère également que, tous, nous nous retrouverons dans le cadre de l’union des gauches à laquelle, majoritairement, nous aspirons.

C’est sous la bannière du Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon que je manifesterai le 24 juin prochain pour sauver notre système de retraite. »

Pascal Hassenforder

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Toute la gauche unie contre la taxation des accidentés du travail

Des représentants des principaux partis de gauche (PS, Verts, PCF, Parti de gauche, NPA, LO) ont tenu mardi soir un « meeting unitaire » pour exiger le retrait du texte de loi sur la taxation des accidentés du travail, affichant leur capacité à « se rassembler sur l’essentiel ».

Les porte-parole du PS, Benoît Hamon, et du NPA, Olivier Besancenot, ont mis de côté leurs divergences pour se retrouver à la même tribune, lors de cette réunion tenue devant près de 300 personnes, dans une salle municipale parisienne.

« Cela montre qu’on se rassemble sur l’essentiel. J’espère qu’on passera un jour du rassemblement sur la contestation et la résistance à un rassemblement sur les projets », a déclaré M. Hamon, déplorant que la droite « taille régulièrement des croupières à la gauche ».

La taxation des indemnités des accidentés du travail est « une mesure d’une injustice la plus totale », a souligné le responsable socialiste, en rappelant que 46.000 personnes étaient victimes d’une invalidité permanente par an.

La fiscalisation de ces indemnités, qui vise à rapporter 150 millions d’euros par an, a été adoptée le 13 novembre à l’Assemblée nationale à l’initiative de l’UMP. Cette mesure, qui s’applique aux indemnités versées à compter de 2010, doit encore être votée au Sénat pour entrer en vigueur.

« Nous menons une bataille unitaire, au-delà des désaccords des uns et des autres. Il faut résister pour que cette sale mesure ne passe pas », a expliqué M. Besancenot.

« 150 millions, c’est rien par rapport aux 700 millions du bouclier fiscal qui ne bénéficie qu’aux plus riches », a-t-il lancé, dénonçant une « négation révoltante de la pénibilité du travail » et une « vraie mesure de classe ».

Le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a fustigé un « projet aberrant et mesquin ». « C’est un petit moment de bonheur de se retrouver tous ensemble pour défendre une cause comme celle-là », a-t-il ajouté.

Représentant la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot, Alain Lipietz a estimé que la gauche était « unie pour dénoncer une formidable poussée de la surexploitation », tandis que Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, a appelé de ses voeux « une explosion sociale ».

Comme quoi, l’union de toutes les gauches est possible …

Sources : AFP

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