Archives de Tag: crise

« Le président et les rentiers »

Je voudrais partager avec vous cet article au titre de fable rédigé par Philippe Frémeaux, le directeur de la publication du toujours très éclairé mensuel Alternatives Economiques. Le sentiment qu’en France l’argent va à l’argent, et que le principal objectif des gouvernements UMP qui se succèdent est bien davantage de protéger les acquis des plus aisés des Français que d’œuvrer à l’intérêt général, ne peut sortir que renforcé de cette lecture.

« Au lieu d’augmenter l’impôt pour les revenus les plus aisés, le Président de la République leur propose un nouveau produit d’épargne.

déficit2Nicolas Sarkozy a rappelé devant le Congrès réuni à Versailles sa volonté de revenir à l’équilibre des comptes publics. Un souhait qui semble particulièrement peu crédible : rarement en effet le décalage entre les déclarations et les faits n’a été aussi colossal.

Les déficits publics devraient dépasser 7% du PIB en 2009 et 2010. Autant dire que la promesse présidentielle de retour à l’équilibre sera au mieux pour la fin de son second mandat. Le président a voulu surtout rappeler que la crise ne le détournerait pas de sa volonté d’agir sur les structures pour rendre la dépense publique plus efficace et limiter la dérive des dépenses sociales.

La volonté de rigueur affichée à long terme vient ainsi excuser la dérive du court terme. En affirmant sa volonté de continuer à réduire le nombre de fonctionnaires, de simplifier l’administration territoriale, en rappelant qu’il entend poursuivre la réforme des retraites en allongeant les durées d’activité, Nicolas Sarkozy a voulu affirmer face à ses électeurs, mais aussi face à nos partenaires européens, que la France n’a pas fait une croix sur les réformes engagées depuis 2007.

A écouter attentivement son discours, on entendait également que nous n’étions pas encore sorti de la crise et qu’il fallait bien laisser jouer les stabilisateurs automatiques pour soutenir l’activité. Effectivement, le risque aujourd’hui serait de chercher à réduire les déficits de manière prématurée, alors que la reprise n’est pas du tout au rendez-vous, alors que l’économie française va continuer à détruire des emplois par centaines de milliers au cours des prochains trimestres. Toute réduction des déficits risquerait de nous précipiter dans la déflation, c’est-à-dire dans un mouvement autoentretenu de baisse des prix, des revenus et de l’emploi.

Dans ce contexte, quel jugement porter sur l’annonce d’un grand emprunt d’Etat ? Disons que cela va surtout permettre de maintenir un haut niveau de dépenses publiques sans être accusé d’être indifférent à la montée des déficits. Mais cela ne change rien au résultat : au lieu d’emprunter sur les marchés, on va s’adresser directement aux Français, mais ce seront les mêmes qui, au final, prêteront à l’Etat. Cette mesure est tout à fait cohérente pour un président de droite qui, depuis son élection, a constamment privilégié les titulaires de hauts revenus.

yacht bolloréNicolas Sarkozy était face à un choix très clair : il aurait pu demander un effort de solidarité aux plus aisés, ce qui aurait permis de financer une hausse des dépenses sociales au profit de tous ceux pour qui la crise ne fait que commencer. Il a choisi au contraire de réaffirmer son opposition de principe à toute augmentation des impôts, et lance un grand emprunt dont on sait qu’il sera souscrit par les plus aisés, ceux qui épargnent de toutes façons une large partie de leurs revenus et qui cherchent aujourd’hui des placements sûrs, ayant été échaudés par la chute de la bourse. On va donc emprunter aux plus riches l’argent qu’on se refuse à leur prélever, un emprunt qui devra être remboursé demain par ceux qui payent l’impôt. Nicolas Sarkozy s’inscrit ici dans la lignée des Pinay, des Giscard, en offrant une rente de plus à ceux qui ne manquent déjà de rien. »

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La Sarkoïdose nous guette

Un article lucide et très intéressant de Juan, du blog Sarkofrance. Pour ma part, j’ai peur pour mon pays tant les injustices sont criantes et les volontés pour tenter de les amoidrir entravées par, entre autres, le pouvoir en place …

Le Président tente de remettre la sécurité et l’immigration au centre du débat public, pour masquer son impuissance face à la crise. Le succès de la manoeuvre n’est pas assuré.

sarkoLa Sarkoïdose est une maladie orpheline sérieuse, parfois mortelle. Elle frappe plutôt les adultes, jeunes ou dans la force de l’âge. L’affection peut atteindre tous les organes. Le système immunitaire réagit de façon excessive à un agent agresseur encore mal identifié. Il endommage  les propres tissus du corps humain. En France, les attaques contre le tissu social ont été nombreuses, rapides et multiples depuis mai 2007. La crise aidant, le chef de l’Etat a dû changer de discours. Cette semaine, il a tenté de prendre la main sur ses deux sujets favoris, la sécurité et l’immigration. Mais les Français ne suivent plus. La France sera-t-elle prochainement frappée d’une forme collective de Sarkoïdose ?


L’insécurité, racolage électoral
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L’insécurité est une réalité. En France, en 2009, le sentiment rejoint les faits: on agresse davantage, on violente davantage. Nicolas Sarkozy joue un numéro d’équilibriste. Il ressort les vieilles formules du Jacques Chirac de 2002 pour gagner ses petites élections de juin prochain, divertir l’opinion et solidifier son camp avant 2012. Mais il doit trouver, cette année encore, une excuse à ses mauvais chiffres. Car les chiffres, depuis 2002, sont mauvais. La lutte contre la délinquance est le premier échec de Nicolas Sarkozy. Ce dernier fanfarrone toujours, comme mardi dernier : « Entre 1997 et 2002, la délinquance avait augmenté de 15 %. Entre 2002 et 2008, elle a baissé de 15 %. Les chiffres sont à la disposition de qui le veut ».

La délinquance globale a baissé car les atteintes aux biens ont chuté de 22% entre 2003 et 2008. Sarkozy peut remercier les constructeurs d’alarmes et de systèmes anti-vol ! Les violences aux personnes, elles, ont progressé de 14%.  Mardi toujours, Nicolas Sarkozy s’est fendu d’une des citations cultes de la semaine: « au nom de quoi est-ce contraire à la constitution qu’un individu qui revient pour la dixième fois devant le même tribunal pour le même délit, soit condamné non pas pour ce qu’il a fait la dixième fois, mais par le fait qu’il a fait quelque chose la dixième fois et que ça fait dix fois qu’il se moque de la société? » Argh… Pourrait-il relire la Princesse de Clèves pour améliorer sa grammaire ? Dans les faits, Nicolas Sarkozy réduit les moyens d’action sur le terrain: les syndicats de policiers se plaignent des 10 000 suppressions de postes prévus d’ici 2012. C’est aussi simple que cela.

Les immigrés, prétextes faciles.

welcomeCôté argument électoral, l’immigration est le second sujet fétiche du chef de l’Etat, celui de l’élection de 2007. Et son nouveau ministre de l’identité nationale est un parfait con-verti. Fidèle suppôt du Monarque, Eric Besson avait promis en janvier dernier qu’il privilégierait dialogue et intégration, après les 18 mois d’expulsions et de quotas ethniques de son prédécesseur Brice Hortefeux. Les organisations humanitaires d’aide aux sans-papier ont vite déchanté. Passées les belles paroles, le ministre fut rattrapé par de multiples polémiques, de la sortie du film Welcome aux quotas d’interpellation d’aidants, sans oublier l’attribution volontairement disséminée des mandats d’aide aux sans-papiers dans les centres de rétention. Lundi, Eric Besson annonça sa réforme des naturalisations. Bizarrement, quand on l’entend nous expliquer qu’il souhaite que l’accession à la citoyenneté française soit plus rapide … on ne le croit pas. Mardi, le ministre assumait une belle et grande rafle : 194 sans-papiers interpellés près de Calais. Le lendemain, à peine 9 d’entre eux étaient conservés, tous les autres relâchés. « Aucune charge ne permettait de dire que telle ou telle personne était un passeur », a expliqué le procureur du coin. Communication, quand tu nous tiens …

Gouvernement impuissant.

Il y a une dizaine de jours, certains s’amusaient à commenter l’éventuelle prochaine sortie de crise. Cela ne mange pas de pain. Après la pluie le beau temps. Ces derniers jours, quelques faits et annonces ont rappelé à tous que les Français morflent. Le nombre d’offres d’emplois confiées à l’APEC en mars 2009 a chuté de … 28% par rapport au même mois de 2008. La seule bonne nouvelle est venue de la consommation des ménages : elle s’est redressée en mars. Ouf ! Ces ménages que l’on étouffe sont devenus « le rempart à la crise « . « On voit bien qu’il n’y a pas de problèmes majeurs du côté de la demande des ménages », explique-t-on dans l’entourage de Christine Lagarde …

chomageLe patron de l’UNEDIC a annoncé qu’il s’attendait à une augmentation du chômage « officiel » de l’ordre de 80 000 personne+ On est sur la pente d’1 million de chômeurs supplémentaires» a-t-il expliqué sur RTL cette semaine …

Côté seniors, l’UMP s’était félicitée de l’abandon d’une promesse présidentielle : fin mai, une proposition de loi rétablit « à titre transitoire, entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2009 » l’allocation versée aux chômeurs de longue durée en fin de droits, âgés de moins de 60 ans mais ayant suffisamment cotisé (160 trimestres) pour partir à la retraite. Sarkozy l’avait fait supprimer, puis rétablir … En fait, il faudra donc patienter encore quelques semaines. Plus de cinq mois de précarité supplémentaires pour quelques 70 000 personnes. Côté finances, la facture de la crise se chiffrerait à quelques 4 000 milliards de dollars pour la finance mondiale, nous annonce Le Monde. Tout va bien en Sarkofrance …

Vendredi, le président français a débloqué 1,3 milliards d’euros pour « sauver » 500 000 jeunes de moins de 26 ans. Pourquoi a-t-il tant tardé ? Aucune des mesures annoncées n’est révolutionnaire, et on sait depuis longtemps que le chômage et la précarité des jeunes sont des fléaux. Sarkozy donne simplement un coup d’accélérateur au traitement social du chômage en distribuant des subventions aux entreprises, petites et grandes, qui embaucheront des apprentis d’ici juin 2010. Rien de plus. Martin Hirsch s’est excusé: « il y aura dans un deuxième temps des mesures beaucoup plus profondes pour les jeunes ». On attendait un gouvernement plus radical contre le recours aux stages (il se contente de réduire à 2 mois maximum la période sans rémunération), ou contre la précarité (pourquoi les jeunes de moins de 25 ans sont ils écartés de la plupart des filets sociaux tels RMI, RSA, CMU, etc ?). Qui se rappelera qu’en septembre dernier, la majorité UMP à l’Assemblée Nationale a explicitement exclu du bénéfice du Revenu de Solidarité Active les jeunes de moins de 25 ans ?

Sarkozy est plus imaginatif quand on parle sécurité et immigration … Il ne veut rien changer. La précarité des jeunes est le meilleur moyen pour discipliner leur ardeur. Un bon salarié est un salarié silencieux. Rien de tel qu’une bonne dose de stages et CDD pour démarrer sa vie professionnelle et calmer sa révolte…

Gouvernement inquiet.

continentalChez Continental, des salariés ont saccagé la sous-préfecture de Compiègne en apprenant la validation du plan social qui les met dehors. D’autres, chez Morlaix, ont séquestré leurs cadres dirigeants l’espace d’une nuit. Fillon les a qualifié de preneurs d’otage. Xavier Bertrand a fustigé « l’action de certains manipulateurs d’extrême gauche », visant le NPA qui fait du porte à porte dans les entreprises. Mais les Français comprennent. 71% des sondés par OpinionWay pour le Figaro du 25 avril sont hostiles à toute sanction contre les salariés qui séquestrent leur dirigeant d’entreprise. Bingo !

Mercredi, Christine Lagarde et Martin Hirsh ont présenté leur projet de loi sur le crédit à la consommation. Faute d’augmenter les salaires, le capital a berné le travail en facilitant son endettement depuis des années. On pourrait croire que le gouvernement se serait attaché à lutter contre ces crédits faciles. Que nenni ! « Avec un encours de près de 140 milliards d’euros, le crédit à la consommation permet aux ménages d’acquérir des biens en étalant le paiement dans le temps et de lisser leurs dépenses. Cette fonction est particulièrement utile dans un contexte de ralentissement économique, mais doit s’exercer de manière responsable » nous expliquent les deux ministres. Endettez-vous, chers ménages ! On va rajouter une étiquette sur vos contrats d’emprunts précisant qu’un crédit se rembourse et demander aux prêteurs de vérifier la solvabilité de leurs clients …

Depuis des mois, le gouvernement tente aussi de sortir de l’impasse éducative dans laquelle il s’est placé tout seul. La quasi-totalité du secteur souhaitait la réforme, une réforme, des réformes. A coups de provocations verbales, dont le discours présidentiel du 22 janvier dernier, Nicolas Sarkozy et ses proches ont ruiné leur capital: lycéens, collégiens, instituteurs, universitaires, parents d’élèves, chercheurs, la quasi-totalité de la communauté éducative est concernée. Mercredi, François Fillon a expliqué que la contestation était minoritaire (30% des universités bloquées), que le décret sur le statut des enseignants-chercheurs a été entièrement réécrit pour satisfaire la communauté universitaire (ce qui est faux), et que les salaires d’embauche allaient être enfin augmentés (quel rapport avec la réforme ?).

Dérapages.

Cette semaine, la Sarkozie s’est emballée contre Ségolène Royal, une autre diversion. « Folle à lier », « aide psychologique », « ridiculitude », les mots doux ont fusé. Xavier Darcos a publié un communiqué dès lundi pour rappeler « à Ségolène Royal qu’aimer son pays est un devoir civique ». Frédéric Lefebvre a littéralement « pété un plomb ». Depuis des mois, ce porte-parole sombre dans les excès verbaux les plus pittoyables, confondant insulte et argument, vulgarité et pugnacité. Mardi, le Monarque a déclaré qu’il n’avait pas de temps à perdre: « Quand on voit le temps perdu ce week-end pour des polémiques ridicules alors qu’on a tant de problèmes à régler, le chômage des gens, l’insécurité, les problèmes sociaux, qu’on puisse prendre autant de temps sur des choses aussi grotesques, c’est à rester pantois ! ». Ségolène Royal a visiblement tapé là où ça fait mal. La quasi-totalité de la presse internationale, de gauche comme de droite, se moque de Nicolas Sarkozy. Qu’importe ! Les suppôts de Sarkofrance ont sorti leur rage et leurs dents, celles de petits ducs d’une Cour en mal d’idées. La Sarkofrance a visiblement du mal avec les femmes en politique. Rachida Dati, certes incompétente, a dû également subir les foudres de son propre camp parce qu’elle a blagué sur l’Europe lors d’un meeting des Jeunes UMP. La belle affaire ! Certains journalistes de Sarkofrance oublient combien ils l’encensaient il y a à peine 2 ans.

Eric Besson, lui, a été pris en flagrant délit de mensonge. Attaqué sur le désormais fameux « délit de solidarité » par Jean-Jacques Bourdin sur RMC cette semaine, il s’est empétré dans ses explications. A bout d’argument, il a lâché que le GISTI avait « une crédibilité quasiment nulle ».. Cette dernière association, créée en 1986, et agréée au titre de la formation professionnelle, avait publié une liste de bénévoles condamnés par la justice pour aide aux sans-papiers depuis 1986. Qui n’est pas crédible ?

Un président en roue libre, des mesures sans effets, une crise qui nous dépasse, un gouvernement qui se radicalise, des salariés qui s’impatientent. Le corps social semble agité de soubresauts que le pouvoir ne maîtrise plus.

La Sarkoïdose nous guette-elle ?

Ami sarkozyste, où es-tu ?

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Emploi : une dégradation inquiétante

Désormais, les choses sont claires : nous sommes dans une vraie crise. Et pas seulement, comme beaucoup le disaient sans doute pour minimiser les choses, dans une récession.

Par Denis Clerc, d’Alternatives Economiques.

demandeurs-demploiCar la récession désigne un recul momentané d’activité, tandis que la crise – comme en 1929 – désigne une situation où la conjoncture tend spontanément à s’aggraver, par un phénomène d’interdépendance bien connu : moins de demande, donc moins de débouchés, donc moins de revenus, donc moins d’emplois, donc moins de demande …

Pour ceux qui en doutaient encore, les dernières prévisions de l’Insee pour le premier semestre 2009 tablent sur une baisse du produit intérieur brut (PIB) de 2,9 % à la fin juin. Ce qui signifie que, si la chute d’activité devait se poursuivre au cours du deuxième semestre, même à un rythme moins rapide qu’actuellement, nous pourrions terminer l’année 2009 avec une réduction d’activité de l’ordre de 4 % ! Et ceci alors même que la loi de finances, bouclée le 15 septembre dernier, prévoyait une croissance positive comprise entre 1,5 % et 2 %.

Même s’il est de tradition que le gouvernement tente de peindre la réalité en rose, ce qui aboutit en général à avancer des prévisions un peu surestimées, personne, à l’époque, ne pensait que la situation allait se dégrader aussi vite et aussi fortement : en neuf mois, on est passé d’une croissance de + 1,5 % à – 2,9 %, soit une révision à la baisse de 4,5 points. L’équivalent de 85 milliards d’euros de PIB – et peut-être davantage si le deuxième semestre 2009 ne marque pas un arrêt dans la baisse – manquera donc à l’appel du fait de la crise.

On en voit tout de suite les conséquences : ce sont de l’ordre de 25 milliards d’euros qui ne rentreront pas dans les caisses des organismes sociaux, de l’Etat ou des collectivités territoriales, à peu près autant qui ne seront pas versés en salaires nets. Bref, si ces prévisions devaient devenir réalité, se mettraient alors en place bien des éléments d’une sévère crise aux effets sociaux désastreux. C’est pourquoi il faut agir dès maintenant. Vite et fort. Non pas pour augmenter le pouvoir d’achat, mais pour l’empêcher de se dégrader encore plus fortement.

Malheureusement, le mal est déjà en partie fait sur le plan de l’emploi. Début juillet 2008, on comptabilisait (France métropolitaine seulement) 26,05 millions de personnes en emploi. Six mois plus tard, on en comptabilisait 82 000 de moins, et l’Insee estime que, au cours du premier semestre 2009, ce sont encore 300 000 emplois qui devraient disparaître. Ce qui ferait passer alors le chômage (au sens du BIT, c’est-à-dire des personnes sans emploi, n’ayant pas travaillé au cours de la semaine précédente (1) , recherchant activement un emploi et disponibles dans les quinze jours pour l’occuper) d’un peu plus de 2 millions (début du troisième trimestre 2008) à 2,48 millions, en progression de 430 000 personnes. C’est cette hémorragie qu’il faut faire cesser de toute urgence. Car avec les emplois qui disparaissent, ce sont des personnes qui perdent pied, parmi lesquelles certaines risquent de retrouver très difficilement quelque chose, en raison de leur âge, de leur formation ou de leur expérience professionnelle, notamment industrielle, difficilement utilisable ailleurs.

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(1) Ce qui élimine pas mal de demandeurs d’emploi, puisqu’environ un million d’entre eux ont effectué des activités réduites tout en étant inscrits à Pôle emploi. De même, les dispensés de recherche d’emploi ne sont pas considérés comme chômeurs au sens du BIT puisqu’ils n’effectuent pas de démarches de recherche d’emploi

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