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Rencontre territoriale avec la CAF, à Ronchamp

Je reviens et contribue au printemps de ce blog en vous proposant la lecture du petit mot d’accueil rédigé et lu par mes soins dans le cadre de la Rencontre Territoriale initiée par la CAF de Haute-Saône et qui se déroulait hier à Ronchamp. Venir à la rencontre des territoires, la CAF de Haute-Saône le fait souvent, et avec des thématiques variées. Et c’est bien.

Par ailleurs, et c’est promis: la fréquence des articles de ce modeste outil ayant vocation de créer des liens va redevenir normale.

Bonne lecture à toutes et à tous, et bon printemps !

« M. Le Président de la communauté de communes du Pays de Lure, Mme la Vice-Présidente de la communauté de communes Rahin & Chérimont, M. le Président, Mmes et MM. les membres du Conseil d’administration de la CAF de Haute-Saône, chers collègues, Mesdames, Messieurs,

Née en 1945 et de droit privé, la Caisse nationale d’allocations familiales, et donc les Caisses d’allocations familiales locales – dont celle de la Haute-Saône fait partie – sont les héritières de plusieurs dizaines d’années d’évolutions successives au 19 et 20ème s., évolutions qui allaient de menues initiatives parfois locales et parfois étatiques à une première transcription dans la loi dès 1932. A partir de cette date, la protection des familles sort des cadres de l’aumône, du choix philosophique d’un patron paternaliste ou de l’exception pour devenir une affaire d’Etat.

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Une affaire d’Etat, elle l’est toujours. Car leur statut de droit privé ne doit aucunement faire oublier l’importance des prestations effectuées par les CAF pour le maintien de notre cohésion sociale, de notre capacité à vivre ensemble, pour notre renouvellement générationnel et pour allier, ou tenter d’allier, de la façon la plus harmonieuse possible nos activités, notre avenir, notre bien-vivre, celui de nos enfants et, si possible, un certain équilibre des comptes publiques en général et de la branche « famille » de la Sécurité Sociale en particulier. Les salariés, les travailleurs indépendants des professions non-agricoles, les employeurs et les non-actifs – qui je le rappelle le sont quand même assez souvent contre leur gré – comptent sur vous, sur votre Conseil d’administration, sur votre direction et sur vos employés, il est vrai très souvent dévoués dans un contexte difficile. Eux et tous les bénéficiaires de la PAJ, des allocations familiales, de l’allocation de rentrée scolaire, de l’APL, des services périscolaires, de l’allocation parent isolé ou de celles liées au handicap comptent sur vous. Sur vous mais aussi sur nous, élus des collectivités. Ils comptent sur nous pour leur proposer une écoute sociale de premier niveau via nos CCAS ou CIAS – quand ils sont actifs – mais aussi pour leur garantir des comptes équilibrés et reconnus comme tels (ce qui est le cas à Ronchamp ; je le précise pour les lecteurs auxquels les échos de notre gestion rigoureuse ne seraient pas parvenus). Ils comptent sur nous, enfin, et je le dis sans pour autant méconnaitre les règles de l’hospitalité et le plaisir de vous recevoir ce soir, ils comptent sur nous pour vous rappeler en leur nom que la permanence de la CAF dans notre commune assez durement frappée par la crise connaissait une affluence certaine et n’aurait pas dû être, il y a quelques mois maintenant, supprimée, et ce sans la moindre concertation. Je vous propose, cependant, de faire fi de ces quelques incompréhensions mutuelles pour ne garder en mémoire que nos collaborations productives et positives – et il y en a eu de nombreuses, tant au niveau communal que communautaire – et ce afin de nous tourner ensemble vers la problématique du jour, à savoir le bilan et les réformes des modes de financement de la CAF. De notre CAF, sur notre territoire. Pour nous tous. Puisse ce mot de réforme ne pas avoir dans notre débat de ce lundi soir et encore moins dans l’avenir ce petit coté orwellien – j’aurais aussi pu dire tatchérien, aujourd’hui – qui nous fait parfois peur, pour ne garder que son sens d’évolution positive, que son sens de conquête et de progrès.

Je vais conclure en vous souhaitant à toutes et à tous la bienvenue à Ronchamp, sur les terres d’un Paul Strauss qui, en plus d’avoir été ministre de l’Hygiène, de l’Assistance et de la Prévoyance sociale du gouvernement Poincaré fut également un des pères d’une Protection Maternelle et Infantile bien connue des Conseils généraux. En remerciant la Caisse d’allocations familiales de Haute-Saône de se déplacer encore une fois à notre rencontre – au-delà des autres problématiques, c’est important – et en espérant, même si le débat nous dépasse tous, que l’universalité des prestations familiales ne sera pas remise en cause, et même qu’à cette dernière viendra s’ajouter le plus vite possible une universalité des élus et des hommes politiques faisant fi de leurs intérêts particuliers pour aller dans le sens de l’intérêt général. »

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Mobilisons nous pour les AVS !..

Parents, professionnels, AVS, syndicats, associations, citoyens, … agissons ensemble !

Faisant fi de ses engagements de septembre 2009, de l’espoir donné aux parents de jeunes en situation de handicap et des propositions associatives et syndicales, le gouvernement renonce à la reconnaissance du métier d’auxiliaire de vie scolaire (AVS).

Depuis 2003, les auxiliaires de vie scolaire, qui accompagnent au quotidien les jeunes handicapés dans leur scolarité, sont toujours maintenus dans la précarité. Leurs compétences sont continuellement perdues au fil de la fin des contrats.

Nous réclamons dans l’urgence de la rentrée de 2010 et de l’année scolaire qui suit le respect des engagements et la reprise d’une vraie concertation pour aboutir à :

– Un véritable métier d’accompagnement du jeune en situation de handicap ;

– Une formation en adéquation avec les compétences exigées ;

– La création d’un service départemental à financement public et pérenne,Gages incontestables de la qualité de l’accompagnement.

Gages incontestables de la qualité de l’accompagnement.

Les organisations syndicales et associations suivantes dénoncent cette situation inacceptable qui pénalise le parcours scolaire des élèves en situation de handicap : CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA, FNASEPH, UNAISSE, Autisme France. Soutiennent également cette pétition (premiers signataires) : Handisup Pays de Loire, SAIS 92, Reflet 21, FG PEP… Vous pouvez également le faire en signant une pétition en ligne en cliquant ici.

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Ronchamp a la Patate !

fly-foire-0984Après la très réussie foire d’Antan à Frahier le week-end dernier, c’est au tour de Ronchamp de revêtir ses plus beaux atours pour accueillir la désormais célèbre foire à la Patate.

C’est ce dimanche 4 octobre, à partir de 9h et sur la place du marché de Ronchamp, que vous pourrez découvrir les nombreuses animations qui ne manqueront pas de satisfaire petits et grands : démonstrations sportives, cinéma pour les tout petits, manèges, vide-jardin, animations musicales et spectacles de rue rivaliseront en effet avec les dégustations et les ventes de produits à base de pommes de terre proposées par les exposants pour permettre à tous de repartir le sourire aux lèvres.

A vos agendas, donc, si ce n’est déjà fait !

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Benoît Hamon : « Jusqu’où iront-ils dans la casse des droits sociaux ? »

de la nécessité d’adresser, le 7 juin prochain, un message fort au gouvernement et à l’Europe …

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Une lettre ouverte à la Fédération Hospitalière de France

Vous trouverez ci-dessous la lettre ouverte que la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité a, à raison, adressé ce jour à la FHF, Fédération Hospitalière de France.

hôpital en danger

« Mesdames et Messieurs,

L’Assemblée Générale de la Coordination nationale, tenue à Creil le dimanche 17 mai, a débattu des prises de positions de quelques uns de vos responsables nationaux en faveur du projet Bachelot-Sarkozy (HPST), voire même en acceptant de participer activement à sa mise en place.

Nous qui agissons partout pour défendre et améliorer le service public de santé, nous sommes unanimement étonnés, et beaucoup scandalisés, par ce ralliement tardif à un texte qui limite la démocratie dans les milieux de la santé, qui accentue les dérives comptables et mercantiles, accentue les outils de regroupement sanitaire à marche forcée et qui renforce une ligne de conduite centraliste et autoritaire dont les principales victimes sont les hôpitaux publics et les usagers. Comme nous, vous connaissez trop bien les dégâts de cette politique : réductions du nombre de sites, de services, de lits et d’emplois dans le service public, privatisation rampante financée sur fonds publics … et accentuation des déserts sanitaires au mépris de l’égalité d’accès à une santé de qualité, pour toutes et tous, partout sur notre territoire.

Nous ne sommes pas sûrs que ces prises de positions intempestives de quelques uns de vos responsables, reflètent réellement les idées de tous les membres de la FHF. Ceux qui étaient parmi nous à Creil ont en tout cas exprimé leur très profond mécontentement. Nous espérons vous voir revenir publiquement à une position plus favorable à un service public renforcé, et à de vrais réseaux sanitaires, décidés et organisés démocratiquement, dans le respect de la complémentarité, de la subsidiarité et de la proximité, au mieux des intérêts des personnes et des territoires et de toutes les structures concernées : c’est à dire l’inverse des politiques sanitaires menées depuis au moins une quinzaine d’années, politiques que le projet Bachelot-Sarkozy va encore tristement accentuer.

Cordiales salutations de la Coordination nationale.

Lure, le 23 mai 2009« 

Sources : http://www.coordination-nationale.org

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Les Oubliés de la République, une question d’honneur

Demain, 8 mai, comme à l’accoutumé, la France célébrera le 64ème anniversaire de la fin de la barbarie nazie qui a marqué le retour d’une paix durable en Europe. Mais qui se souvient que cette liberté a, aussi, été chèrement payée par les combattants « indigènes » de la France libre. Goumiers, zouaves, tabors, tirailleurs, spahis, engagés voire, pour certains, enrôlés de force dans l’armée française ?

oubliesMalgré une reconnaissance médiatique récente, dans la foulée du film Indigènes en 2006 (pour mémoire, le film a été tourné en partie en Franche-Comté avec le soutien de la Région), et malgré quelques initiatives locales (comme à Champagney, tout près de chez nous, où, tous les ans, hommage est rendu aux 58 mors du 22ème Bataillon de Marche Nord-Africain tués lors de violents combats, entre le 29 septembre et le 3 octobre 1944), ces combattants là restent majoritairement oubliés des commémorations et, surtout, soumis à un régime de pensions discriminatoire : quand un ancien combattant français perçoit environ 600 €, un ancien combattant sénégalais touche 159 €.

Le sang versé pour notre Patrie d’alors vaudrait-il plus cher selon que l’on est aujourd’hui Français, Marocain ou Sénégalais ? Je ne le pense pas.

Cette situation pour le moins surprenante s’accompagne d’une situation tout aussi perverse qui conduit, dans certains cas, à des drames humains intolérables. En effet, faute de pension militaire décente, des milliers de personnes âgées ont émigré vers notre pays au début des années 1990 pour bénéficier de minima sociaux auxquels ils pouvaient prétendre, dans la mesure où la Loi Pasqua leur donnait droit à une carte de séjour en tant qu’anciens combattants. C’est donc pour pouvoir faire vivre leur famille que, paradoxalement, ils l’ont quittée pour se retrouver en France sans accueil adapté, isolés, pour certains clochardisés, souvent ignorés de tous. Ils mènent aujourd’hui leur dernier combat pour que la République leur reconnaisse, enfin, les mêmes droits que leurs compagnons d’armes français.

spahisLe film Indigènes, évoqué ci-avant, a déjà contribué à faire bouger les lignes : depuis 2007, les retraites du combattant et les pensions militaires d’invalidité, dites « pensions de sang » ont été revalorisées, mettant enfin à égalité les anciens combattants, quelles que soient leur nationalités. Mais cette victoire est amère car elle permet à l’Etat d’occulter les plus grandes injustices qui persistent pour les anciens militaires ayant servi plusieurs années dans l’armée française : leurs pensions varient en effet de 1 à 8 selon qu’ils sont aujourd’hui Français, Tunisien, Camerounais ou Cambodgien.

La coordination décristallisation (collectif bordelais d’associatifs et de bénévoles soutenu par la Région Aquitaine) a ainsi focalisé sa bataille juridique sur ce thème et a obtenu, le 15 octobre dernier, une décision historique du Tribunal administratif de Bordeaux qui donnait un avis favorable à la revalorisation des pensions militaires de six anciens combattants marocains. Cette décision, qui fait désormais jurisprudence, reste insatisfaisante dans la mesure où la décision est juridique et non politique, et dans la mesure où elle est fondée sur un accord international signé avec le Maroc. Un ancien combattant sénégalais a ainsi été débouté alors qu’il présentait la même demande.

ac-africainL’attitude de la République à l’égard de ceux qui se sont battus pour elle n’est pas digne des valeurs qu’elle prétend porter. En tant que titulaire de la Croix du combattant, je m’associe à la démarche du collectif des « Oubliés de la République » et d’Alain Rousset, député de la Gironde et président du Conseil régional d’Aquitaine, qui demandent instamment au Gouvernement de généraliser la décristallisation des pensions militaires de retraites, afin de permettre aux anciens combattants de les percevoir quel que soit leur lieu de résidence. Une proposition de loi a été déposée à cet effet. Elle doit pouvoir rassembler au-delà des clivages politiques dans la mesure où c’est l’honneur de notre Nation qui est en cause. Il ne s’agit pas seulement de reconnaître ces hommes qui ont servi la France, il s’agit d’assumer l’Histoire et de réparer une injustice qui dure depuis plus de 50 ans.

Outre Alain Rousset, et Naïma Charaï, Conseillère régionale et présidente des oubliés de la République, cette démarche est soutenue par des personnalités aussi diverses que Stéphane Hessel, ambassadeur de France et corédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Lilian Thuram, Pascal Blanchard, historien et professeur associé au CNRS ou Christelle Jouteau, avocate et membre du collectif Coordination décristallisation. Par vous aussi, peut-être, si vous signez la pétition lancée dernièrement et consultable sur le blog des Oubliés de la République.

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Feu vert du ministre pour le nouveau projet de Ronchamp

Christine Albanel a donné son accord au nouveau projet de réaménagement de l’église ronchampoise Notre-Dame du Haut, du Corbusier, par Renzo Piano.

vue-aerienne-chapelleLa Commission nationale des monuments historiques a validé le nouveau projet de Renzo Piano pour la construction d’un bâtiment d’accueil et d’un couvent aux abords de l’église Notre-Dame du Haut conçue par Le Corbusier.

Le premier projet de l’architecte italien pour l’église de Haute-Saône avait dû être revu, après avoir suscité une vive polémique auprès de la Fondation Le Corbusier et de l’ICOMOS, l’association internationale d’experts du patrimoine, qui déploraient le manque de concertation et lui reprochaient de compromettre l’harmonie et la cohésion d’ensemble du site par sa trop grande proximité avec la chapelle. Une querelle à coup de pétitions avait alors interrompu le projet, alors que le permis de construire avait été délivré en mars 2007.

renzo-pianoAfin d’accueillir les 100 000 visiteurs annuels et de loger la douzaine de sœurs Clarisse, le projet initial, fait en collaboration avec l’architecte paysager Michel Carajoud, prévoyait la construction d’un bâtiment d’accueil et d’un couvent semi-enterré. Pour adapter son projet à la critique, Renzo Piano (photo ci-contre) a abaissé la hauteur des constructions, les a partiellement enfouies et éloignées de l’église.

L’église Notre-Dame du Haut, plus connue sous le nom de chapelle de Ronchamp et inaugurée en 1955, fait partie des sites présentés par l’Etat français au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2009.

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