Archives de Catégorie: école citoyenne

Difficile semaine, difficile époque…

Eh oui, la semaine aura été dure…

– la production de cigarettes Gauloises – tout un symbole, malgré la nocivité de la chose – délocalisée dans un pays où le SMIC est à 320€ par mois et qui pourront revenir sur notre marché sans l’ombre d’une barrière douanière, permettant ainsi à l’aile dure du Médef de relancer le débat sur notre SMIC national et à Pascal Lamy de voir ses idées de gauche sociale-libérale européistes, béates confortées ;

– Caroline de Haas, éminemment respectable par sa personnalité et ses idées, qui quitte un PS qui ne lui correspond plus et qui ne correspond plus aux Français ;

– la « réforme »des rythmes scolaires imposés encore et encore au pas de charge comme on impose un dogme, au détriment des enfants, des finances des collectivités, de l’idée que nos anciens avaient de la République et de vos impôts, le tout pour un résultat au mieux négatif ;

– deux classes de maternelles qui ferment à Ronchamp ; bien plus que n’avait osé le faire le gouvernement Fillon.

La semaine a été dure et symbolique de ce début de quinquennat qui est en fait – même si ça choque un peu, et moi le premier – une continuité du précédent.

lisbonneEt toujours pas d’excuses de nous avoir imposé le traité de Lisbonne alors que nous avions voté non, permettant ainsi quelque chose qui ressemble à un coup d’État qui semble doux, mais qui n’est pas si doux que ça.

Pour ma part j’avais fait le choix de quitter le PS il y a déjà quelques années, avec quelques regrets quant à quelques personnes mais avec la certitude de faire le bon choix politique, du moins le plus honnête. Le cas Hollande étant à mon sens plié, je souhaite bonne chance à Manuel Valls – pourtant à l’opposée de mes idées et de mon courant de l’époque – pour réconcilier le Peuple de France avec une Union européenne et avec un système dont il ne veut plus et avec, entre autres, l’idée que le souci de la sécurité des personnes et des biens peut aussi être un souci de gauche, au même titre qu’une meilleure redistribution de la richesse créée. Son discours de politique générale, de qualité, vaut qu’on lui laisse sa chance.

Soit il réussira, soit on se rapprochera d’un chaos que personne ne désire mais qui nous aura été imposé ; dans tous les cas, nous seront bientôt fixés. Et ceux qui, en 2005, générateurs d’abstentionnistes, ont méprisé les votants, seront au sommet de la pyramide des responsabilités.

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Encore et toujours, non à la fermeture de la 7ème classe

Malgré des échos favorables, le sort de la 7ème classe de l’école élémentaire du Centre de Ronchamp n’est à ce jour pas encore officiellement décidé.

« Parents, élus, citoyens : ensemble, restons mobilisés. »

Tout est dit sur la photo, plus parlante qu’un long discours …


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avis de Terrils Hurlants le 16 mai à Ronchamp !

Dimanche prochain le 16 mai aura lieu, à la salle des fêtes Georges Taiclet de Ronchamp, la première édition de Terrils Hurlants – Chants de mines.

Ce concert militant pour la sauvegarde d’une école publique qui en a bien besoin – notamment à Ronchamp – débutera à 10h30 et sera organisé par le SNUIPP/FSU de Haute-Saône, la municipalité de Ronchamp et Ru des Livres.

A l’affiche sont prévus Rock’n’roll circus, Zen rv, Un saucisson de malfaiteurs, La déchetterie, Les Bois sans soif, On the flout, Éric Dardev, … Bref, de quoi satisfaire tout le monde. Buvette et sandwiches sur place.

Venez nombreux !..

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Ecole en danger : 2 classes sur la sellette à Ronchamp

L’inspectrice d’Académie de Haute-Saône, Mme Hélène Ouanas, envisagerait très fortement la fermeture, entre autres, de 2 classes à l’école du Centre de Ronchamp. Une classe de maternelle et une classe du primaire seraient concernées.

Ces éventuelles fermetures se justifieraient par le retrait, sans autres formes de procès, de notre école du « Réseau de réussite scolaire » …

Ce déclassement, s’il se confirme, serait très lourd de conséquences :

– la grille des effectifs changerait, avec des seuils à atteindre beaucoup plus haut pour éviter les fermetures : 159 au lieu de 144 pour les 7 classes élémentaires, 116 au lieu de 100 pour les classes maternelles ;

– les enfants de 2 ans ne seraient plus comptés dans les effectifs (près de 36 sont scolarisables en septembre), et ce alors que l’accueil de ces derniers est, sans l’ombre d’un doute, un vecteur de scolarité réussie, notamment dans les foyers socialement les plus modestes ;

Les effectifs, qui étaient suffisants pour conserver les classes, ne le seraient donc plus l’an prochain si cette décision se confirmait.

Que l’école soit ou non classée en réseau de Réussite scolaire, le public accueilli n’en reste pas moins le même. Comme beaucoup de Français, il est peut-être même davantage en difficulté que lors du classement de Ronchamp en REP en 1999.

Le maire, la municipalité, les parents d’élèves et une bonne partie de la population de Ronchamp sont mobilisés pour qu’un enseignement de qualité puisse continuer à être dispensé sur le territoire de notre commune et de notre canton, mais aussi à Couthenans, à Héricourt et plus généralement dans l’ensemble de la Haute-Saône.

Mme l’inspectrice d’Académie, nous vous le demandons : ne cédez pas à la tentation d’appliquer une logique uniquement comptable et tenez compte des réalités sociales et pédagogiques de terrain.

Il est à noter qu’une manifestation regroupant des parents d’élèves, des syndicalistes et des élus aura lieu ce lundi 1er février  à 14h devant la Préfecture de Haute-Saône pendant que se déroulera un Conseil Départemental de l’Education nationale très important pour la pérennité de nos écoles.

Pour en savoir plus sur la situation en Haute-Saône, cliquez ici, pour une définition de ce qu’est un CDEN (Conseil Départemental de l’Education nationale), cliquez .

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« Quand l’histoire devient un instrument partisan », par Philippe Darriulat

Supprimer l’enseignement de l’histoire et de la géographie en terminale pour 170 000 lycéens, plus de la moitié des effectifs préparant un baccalauréat général : tel est donc le projet que nous a concocté M. Luc Chatel. Si l’on veut manier l’euphémisme, il faut dire que cette proposition a suscité une vive émotion ; si l’on préfère un style plus direct, il convient alors de parler d’un véritable tollé. Syndicats, parents d’élèves, associations professionnelles d’enseignants, chercheurs de toutes matières, ou simples citoyens, le moins que l’on puisse dire c’est que M. Chatel a bien du mal à trouver des soutiens.

Comment, en effet, ne pas s’inquiéter de la suppression de matières qui, non seulement sont indispensables pour la compréhension du monde contemporain, mais favorisent aussi le regard critique des jeunes citoyens en formation sur la façon dont ce monde est mis en scène par ceux qui contrôlent les moyens de communication ?

Comment ne pas être choqué, une fois de plus, par la schizophrénie du gouvernement qui, d’un côté assure, le cœur sur la main, qu’il veut bâtir un système éducatif reposant sur une formation intellectuelle favorisant la réflexion civique, et de l’autre côté supprime des matières ayant justement pour vocation de remplir ces objectifs ?

Comment ne pas s’étonner d’une réforme qui aboutit à renforcer encore plus la spécialisation à outrance des terminales scientifiques, alors que de plus en plus de titulaires de ce baccalauréat se dirigent vers des formations supérieures ou des concours dans lesquels l’enseignement de l’histoire et/ou de la géographie occupe une place primordiale ?

Comment ne pas s’interroger sur la simultanéité de la présentation de ce projet avec la campagne engagée pour tenter d’imposer — avec les arrière-pensées que l’on connaît — un grand débat sur le thème de l’identité nationale ?

À tous ses critiques monsieur Chatel vient de lancer, lors de la réunion du Conseil supérieur de l’éducation nationale : « Au risque de vous déplaire je ne reviendrai sur rien ». On pourrait sourire du donquichottisme de notre ministre, s’il n’était révélateur d’un état d’esprit largement répandu à droite : mépriser toute concertation et se draper dans ses certitudes pour imposer une politique dont personne ne veut.

Pour autant il serait sans doute erroné de penser que ce texte n’est qu’incohérent.

Passons sur l’évidente tentative de diviser les différents acteurs de notre système éducatif — parents contre enseignants, disciplines universitaires entre elles, etc … — pour pouvoir mieux gouverner. Une tentation à laquelle ne résiste aucun ministre de droite de l’éducation. Passons aussi, même si cela n’a peut-être pas été assez noté, sur l’évidente cohérence entre ces propositions et les coupes budgétaires annoncées, notamment par le non renouvellement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux.

Passons encore sur le fait que cette réforme risque de renforcer la mobilité des enseignants qui s’est pourtant déjà considérablement développée ces dernières années, alors que tout le monde sait que la stabilité des équipes pédagogiques est un élément déterminant pour lutter contre l’échec scolaire.

Passons enfin sur le désir d’imposer en force ces premières mesures contre ceux qui, dans les établissements, assurent la difficile tâche de maintenir un enseignement de qualité : affronter les enseignants est bien un impératif pour un ministre de droite qui souhaite décliner son credo libéral.

Attardons-nous plutôt sur cette concordance entre la fièvre mémorielle qui agite la droite depuis l’élection de Nicolas Sarkozy et l’annonce de la suppression de l’histoire en Terminale S.

Tous les observateurs ont noté cette apparente contradiction. Pourtant, à y regarder de plus près, cela n’est peut-être pas aussi incohérent que l’on pourrait le penser au premier abord.

Depuis plusieurs années la droite, et singulièrement le président de la République, multipliet les références approximatives au passé pour légitimer son action dans le présent. De la tentative d’obliger les enseignants du secondaire à enseigner les « aspects positifs de la colonisation », jusqu’au récent lancement du prétendu débat sur l’identité nationale, en passant par de multiples efforts pour s’approprier, d’un point de vie partisan, tel événement ou personnage du passé, nous sommes bien confrontés à une tentative de construire, de toute pièce, un imaginaire historique mis au service d’une politique. Pour arriver à cet objectif, il faut toujours favoriser la mémoire plutôt que l’histoire, l’émotion plutôt que la raison, la commémoration plutôt que la réflexion … en un mot domestiquer l’histoire pour en faire un instrument partisan.

Domestiquer l’histoire, c’est par exemple vouloir imposer une identité nationale immuable, définie par voie ministérielle, à laquelle tout un chacun devrait s’adapter au risque de se voir exclure de la communauté nationale. Une identité nationale qui ne serait plus une construction politique récente et par là-même en constante évolution, bâtie par des luttes sociales et dans des processus de différenciation. Domestiquer l’histoire c’est, par exemple, honorer Barrès dans les Vosges en oubliant Dreyfus, dans l’espoir de faire main basse sur quelques votes frontistes.

Domestiquer l’histoire, c’est souhaiter le recul de la raison, sur laquelle repose tout enseignement, pour laisser libre cours à toutes les manipulations. De ce point de vue le projet de M. Chatel n’est pas si incohérent que cela. Il participe bien à ce processus de régression démocratique qui touche notre pays.

Un motif supplémentaire pour le combattre avec la plus grande vigueur.

Philippe Darriulat est professeur d’université et adjoint au maire du XVIIIème arrondissement de Paris

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L’école cotée en bourse, c’est ça

soutien-scolaireLa célèbre émission télévisée d’enquêtes “Envoyé spécial” a diffusé le 22 janvier 2009 dernier un reportage de Linda Bendali et de Ludovic Tourte sur le soutien scolaire, principalement axé sur les conditions de recrutement des intervenants en cours particuliers à domicile par les quatre plus grandes enseignes. Pour mémoire, ce marché génère 700 millions d’euros de chiffre d’affaires par an. Voilà donc un aperçu du monde que nous prépare M. Darcos. Edifiant.

Bizarrement, le reportage est de plus en plus difficile à dénicher sur la toile ; vous pouvez (encore) le regarder en cliquant ici.

Sources : envoyé spécial, France 2

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Nuit des écoles à Ronchamp le 6 février

La FCPE, la FSU, le SGEN CFDT et Sud éducation invitent les parents d’élèves, les élus et tous ceux qui soutiennent l’école publique à participer à une rencontre citoyenne et conviviale afin de débattre de l’école publique, des boulversements qui la touchent et de l’avenir de l’école et de nos enfants.

nuit-des-ecolesRendez-vous le 6 février, à partir de 20h30, à la salle des fêtes de Ronchamp.

Là aussi, venez nombreux !

http://nuit.des.ecoles.over-blog.com/

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